Aider son enfant à gérer ses émotions : des outils simples et concrets pour le quotidien

Par POPMOMS

Colères soudaines, pleurs incontrôlés, frustration face à l'échec, peur de la séparation…


Les émotions font partie du développement normal de l'enfant, mais elles peuvent parfois dérouter, voire épuiser les parents.

 

Bonne nouvelle : la gestion des émotions s'apprend, comme le langage ou la marche, avec des outils simples et des situations du quotidien.

Pourquoi les émotions débordent-elles chez l'enfant ?

Chez l'enfant, le cerveau émotionnel se développe avant le cerveau rationnel.
Il ressent très fort, mais ne sait pas toujours expliquer ce qui se passe en lui.

 

 Résultat : l'émotion sort souvent par le corps (cris, pleurs, agitation, colère).

 

C'est particulièrement vrai pour les enfants :

  • sensibles ou anxieux
  • ayant des troubles des apprentissages
  • ayant des difficultés de communication

 

Comprendre avant de corriger : un réflexe clé

 Avant de chercher à faire cesser une crise, il est essentiel de reconnaître l'émotion.

  • « Ce n'est rien, arrête de pleurer » Ce genre de phrase dénigre l'émotion qui envahit votre enfant
  • « Je vois que tu es très en colère, c'est difficile pour toi »  Ce genre de phrase reconnaît l'émotion qu'il ressent

  Nommer l'émotion aide déjà l'enfant à se calmer.

 

Accompagner les émotions de son enfant : 7 outils concrets au quotidien

1. Le thermomètre des émotions (outil visuel très efficace)

Comment l'utiliser ?

 

Dessinez avec votre enfant un thermomètre avec des couleurs :

 

  • Vert : calme
  • Jaune : un peu agité
  • Orange : énervé
  • Rouge : débordé 

Exemple concret

 

Votre enfant commence à s'énerver parce qu'il n'arrive pas à faire ses devoirs.
Au lieu de gronder, vous pouvez dire :

 

« Tu te situes où sur ton thermomètre ? Jaune ou orange ? »

 

 Cela l'aide à prendre conscience de son état.

 

2. Respirer pour calmer le corps avant de parler

 Quand l'émotion est trop forte, le cerveau ne peut pas raisonner.

 

Exercice simple

 

  • Inspirer par le nez en comptant jusqu'à 4
  • Souffler lentement comme pour éteindre une bougie

 

Exemple concret

 

En pleine crise au supermarché :

« On fait 3 respirations ensemble, puis on parle. »

 

 Le corps se calme, l'enfant redevient disponible.

 

3. Le coin calme : un refuge, pas une punition

 Aménagez un petit espace avec :

 

  • un coussin ou un plaid
  • une balle anti-stress
  • un livre rassurant

 

Exemple concret

 

Quand la colère monte :

« Tu peux aller dans le coin calme le temps que ta colère redescende. Je suis là. »

 

 L'enfant apprend à s'autoréguler, sans culpabilité.

 

4. Mettre des mots sur ce que l'enfant ressent

 Phrases simples à utiliser

 

  • « Tu es triste parce que ton jouet est cassé ? »
  • « Tu es en colère parce que tu voulais continuer à jouer ? »

 

Exemple concret

 

Après une crise :

« Est-ce que tu étais surtout en colère ou plutôt triste ? »

 

 L'enfant apprend que l'émotion est acceptable, même si le comportement ne l'est pas toujours.

 

5. Le recours à l'hypnose (ou aux états de détente profonde)

 Contrairement aux idées reçues, l'hypnose n'est ni magique ni mystérieuse.
C'est un 
état naturel que nous traversons tous, plusieurs fois par jour… et que les enfants connaissent particulièrement bien.

 

Quand un enfant est « dans la lune », absorbé par ses pensées, son imaginaire ou simplement silencieux, il ne se déconcentre pas :
il entre dans un 
état de régulation interne.

 

Ces moments permettent à l'enfant de :

 

·       se calmer après une émotion forte,

·       intégrer ce qu'il vient de vivre,

·       retrouver un sentiment de sécurité intérieure.

 

Chez les enfants, ces états sont spontanés et précieux. Ils aident à apaiser les tensions émotionnelles, à diminuer l'agitation et à favoriser un retour au calme sans forcer.

 

Exemple concret

 

Après une journée chargée ou une crise émotionnelle, vous pouvez proposer :

 

·       un temps calme allongé ou assis confortablement,

·       une respiration lente guidée (« on gonfle le ventre comme un ballon »),

·       une petite histoire imaginaire ou une visualisation douce.

 

Sans chercher à « faire de l'hypnose », vous aidez simplement l'enfant à se reconnecter à lui-même.

 

 En respectant ces moments de retrait et de calme, vous offrez à votre enfant un espace essentiel pour mieux gérer ses émotions.

 

Découvrez-en plus dans notre article Ce que l'hypnose peut apporter à votre enfant.

 

6. La langue des signes : un outil concret pour les enfants dys

La langue des signes est fréquemment perçue comme réservée aux personnes sourdes ou malentendantes.

 

En réalité, il s'agit d'une langue complète, construite pour répondre à un besoin universel : communiquer et entrer en relation avec les autres.

 

Ainsi, si votre enfant a des troubles de la communication, découvrez notre article sur la langue des signes, vous verrez un formidable outil pour vous aider à soutenir son développement, à renforcer ses compétences relationnelles et à faciliter les échanges dès le plus jeune âge !

 

7. La routine émotion du soir (5 minutes)

 Chaque soir, posez ces 3 questions :

 

  1. Quelle couleur aujourd'hui sur ton thermomètre ?
  2. Un bon moment ?
  3. Un moment difficile ?

 

 Cette routine sécurise l'enfant et renforce le lien parent-enfant.

 

Quand demander de l'aide ?

 

Si les émotions :

  • envahissent le quotidien
  • empêchent l'enfant de dormir ou d'aller à l'école
  • épuisent toute la famille

 

 Un professionnel peut proposer un accompagnement adapté.

 

 

À retenir

 

  • Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises
  • Elles ont besoin d'être reconnues, nommées et accompagnées
  • Avec des outils simples, l'enfant apprend peu à peu à se réguler 

 

… Et vous, quels outils utilisez-vous à la maison ?

 

 

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